27/07/2020

Le Front de Gauche – Unité (Argentine) appelle à la Conférence virtuelle de l ´Amérique Latine et des Etats-Unis

Por Frente de Izquierda Unidad Partido Obrero - PTS - Izquierda Socialista - MST

.        Que la crise soit payée par les capitalistes.

·         Dehors l’impérialisme de l ´ Amérique Latine.

·         Dehors le FMI, refus du payement des dettes extérieures.

·         Vivent les luttes ouvrières et de la jeunesse précarisée. Ni   licenciements   ni réductions de salaires. A bas le racisme et la violence et la repression policieres.

·         Pour une sortie des travailleurs et des travailleuses   face à la pandemie et la crise capitaliste.

Les partis du Front de Gauche- Unité d´Argentine, nous avons décidé la réalisation  d´une Conférence virtuelle de l ´Amérique Latine  et des   Etats -Unis pour   le prochain 1er Août. La Conférence sera précédée de trois panneauxs-débat, qui auront lieu  le 30 et le  31 Juillet.

Cette Conférence reprend l’initiative accordée en début d’année par les partis du FIT-U et qui a été remise à  cause de la crise pandémique. A cette occasion vu le processus de rébellion   déchaîné aux EE.UU., la Conférence accueillera  des organisations de lutte de l’Amérique du Nord. Les bases politiques et programmatiques sur lesquelles nous reconvoquons cette Conférence sont exprimées dans la déclaration «Un nouveau cadre  en Amérique latine et la nécessité d’une solution socialiste et révolutionnaire», dans le texte  «La Conférence latino-américaine convoquée par le FIT-U est remise», dans la «Déclaration du FIT-U pour la Journée Internationale  des travailleurs», et dans le texte présent. On y exprime les accords  importants ainsi que les nuances et les différences existantes entre les organisations qui  réalisent la convocation.

Le nouveau cadre créé donne à l’initiative continentale promue par les partis du FIT-U une pertinence renouvelée.
La rébellion aux États-Unis, qui a secoué la planète et qui  traque  Donald Trump, a un impact favorable sur les masses du monde, générant des actions de solidarité et conditionnant la scene internationale. L’indignation et  le rejet de la violence policière et du racisme qui ont éclaté face au meurtre brutal de George Floyd s’ajoutent au mécontentement et au désespoir croissants des masses, en raison de l’effet combiné de la pandémie et d’une profonde récession. L’impact de la plus grande crise capitaliste aux États-Unis a amené á près de 49 millions de travailleurs à demander l’assurance chômage en seulement 16 semaines. Les bas salaires et un système de santé tarifé poussent à la mort les sans-abri, les chômeurs, les travailleurs précaires et informels. Tout cela a été le terreau de la grande rébellion populaire qui s’y est déroulée. Le Parti démocrate  tente de détourner ce mouvement de protestation massif vers le vote pour Joe Biden aux élections de novembre, le candidat de l’establishment, afin d’éviter sa radicalisation. La révolte ne représente pas seulement un coup dur pour le gouvernement Trump, mais elle compromet  aussi tous les gouvernements d’Amérique latine qui, d’une manière ou d’une autre, sont redevables à l’impérialisme américain, et c’est un appel à l’action et à la lutte pour tous les peuples du sous-continent.
La pandémie a mis en évidence l’antagonisme entre la santé et la vie des travailleurs et des majorités populaires d’une coté , et le système capitaliste de l ‘autre. Les sauvetages millardaires ont favorisé le secours des grands capitaux . L’aide économique à la population a été réduite à une proportion marginale. Le monde a été confronté au coronavirus, avec des  systemes  de santé qui ont été vidés et endommagés, et qui ont été considérablement réduits suite à des années d’ajustement par tous les gouvernements, tout en permettant et en encourageant la poursuite des bénéfices des soins de santé privés.

Ce qui a été privilégié en pleine pandémie, c’est le profit capitaliste, qui oblige les travailleurs à continuer avec  la production, au mépris total de leur vie et de leur intégrité physique. Cette situation est aggravée en Amérique latine où les conditions de pauvreté et de dénuement extrême créent un terrain fertile pour la propagation du virus, qui fait des ravages dans les quartiers populaires.

L’apparition du COVID-19  a aggravé une crise capitaliste  déjà en cours. Le monde se dirige vers une dépression, seulement comparable à celle qui a suivi le crash de 1929. L’OIT parle déjà de 480 millions de chômeurs. Le sauvetage des grandes entreprises, des banques et des multinationales vise à être financé par encore plus d’austérité, de licenciements, d’une misère croissante, de l’inégalité sociale et d’une catastrophe environnementale sans précédent. Nous sommes confrontés à une crise profonde du capitalisme qui trouve ses racines dans la Grande Récession de 2008. De vastes secteurs de travailleurs et de jeunes dans le monde entier commencent à conclure que ce système ne fonctionne plus.

Le nouveau cycle spéculatif qui a suivi les sauvetages n’a pas arrêté la fuite des capitaux en Amérique latine, qui se conjugue avec le paiement de dettes frauduleuses et usuraires par les gouvernements et va de pair avec des plans d’austérité sous la tutelle du FMI afin de donner aux créanciers des garanties de remboursement.
Dans le cadre de la guerre commerciale promue par l’impérialisme américain, en particulier contre la Chine, les États-Unis cherchent à renforcer leur domination sur notre continent, non seulement par l’extorsion économique mais aussi par l’ingérence directe, comme le montre la politique agressive contre le Venezuela, un fait que nous répudions au-delà de nos profondes divergences avec le régime de Maduro. En même temps, nous dénonçons le fait que les États-Unis et la Chine cherchent, dans leur différend, à s’approprier les ressources naturelles et stratégiques de notre région par le biais de partenariats avec des sociétés extractives capitalistes.

Dans ce cadre, l’Amérique latine est devenue un autre centre de la crise pandémique et aussi de la crise sociale. Sous le gouvernement de l’ultra-droite  Bolsonaro, le Brésil est l’un des pays les plus touchés par la pandémie. Le Chili, le Pérou, la Bolivie et l’Équateur ont également subi ce fléau à grande échelle, sous des gouvernements situés à droite. Au Mexique et en Argentine, les gouvernements «nationaux et populaires» sont loin d’avoir touché les  intérêts des grands patrons pour faire face à la situation de vidage du système de santé et à la crise sociale. Au contraire, ils ont maintenu une ligne de subordination à l’impérialisme, comme l’a montré López Obrador lors de sa rencontre avec Trump et Alberto Fernández en se soumettant aux préceptes des fonds vautours et du FMI. Ce dernier cherche également à conclure un «pacte social» avec les entrepreneurs, ce qui signifie que ce sont les travailleurs qui devront payer les coûts de la crise.

À la lumière de ce panorama, il est clair que toutes les contradictions sociales qui ont motivé les rébellions populaires latino-américaines en 2019 se sont accentuées. Par conséquent, l’ouverture d’une nouvelle phase de grandes luttes et de rébellions des exploités est reconsidérée, comme le révèlent les nouvelles journées nationales de protestation au Chili, les manifestations en Équateur contre le pro-FMI Lenin Moreno et le mécontentement croissant des masses boliviennes à l’égard de la  putschiste Añez, les expressions de colère contre Bolsonaro au Brésil, la réaction du mouvement étudiant en Colombie, la nouvelle situation au Paraguay depuis le 22 juin, la reprise des manifestations encore moléculaires au Nicaragua ainsi que le développement de la résistance des travailleurs et des jeunes en Argentine.

La conférence virtuelle latino-américaine et américaine est inscripte  donc dans un moment aux caractéristiques historiques, qui pose des défis gigantesques aux travailleurs, les appelant à lutter pour des mesures d’urgence pour combattre la pandémie et les plans d’ajustement qui frappent les travailleurs, à lutter pour que les capitalistes paient la crise dans la perspective d’une sortie définitive ouvrière et socialiste. Nous invitons la gauche qui se dit classiste, le mouvement ouvrier combatif,  la jeunesse qui se révolte,  l’ activisme féministe et environnemental, et les intellectuels engagés à faire partie de cette Conférence pour débattre des bases pour lutter sous les drapeaux de l’indépendance de classe, pour les gouvernements ouvriers et pour l’unité socialiste de l’ Amérique latine.

Calendrier :

– Table ronde : «Crise mondiale et rébellion dans l’empire». Jeudi 30 juillet 18h30 (GMT-3)

– Table ronde : «Le mouvement ouvrier latino-américain face à la crise capitaliste et à la pandémie». Vendredi 31 juillet 17h (GMT-3)

– Table ronde : «La situation en Amérique latine». Vendredi 31 juillet 19:30 hs (GMT-3)

– Conférence virtuelle sur l’Amérique latine et les États-Unis Samedi 1er août, 14h (GMT-3)

 

Versión en español.

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